La carte collaborative de l’herboristerie engagée et de qualité

La Carte des professionnel·le·s et des formations de l’herboristerie est en ligne !

Cette carte est un projet collectif né d’une volonté commune : mettre en lumière les professionnels de l’herboristerie et les formations associées, sérieux, exigeants et respectueux de la plante, de l’humain et du vivant.

Elle est le fruit d’un travail collaboratif entre les grands réseaux de l’herboristerie en France : la Fédération des Écoles d’Herboristerie,  l’Association des Herboristeries de Francela Guilde des Praticiens en Herboristeriele Syndicat Simplesla Fédération des Paysan.ne.s Herboristes et l’Association Française des Professionnels de la Cueillette de Plantes Sauvages.

Pourquoi s’inscrire ?

> Se rendre visible auprès du grand public

> Connaître les professionnel.le.s près de chez soi

> Rejoindre une dynamique collective engagée et de qualité

> Soutenir la reconnaissance de nos pratiques et de nos métiers

Qui peut s’inscrire sur la carte ?

Vous avez une pratique exigeante et respectueuse de la plante, de l’humain et du vivant?

et vous êtes :

– Producteur·trice ou cueilleur·euse de plantes ou

– Praticien·ne en herboristerie (conseils, ateliers…) ou

– Herboristerie de comptoir ou

– École ou formation en herboristerie?

Alors, vous êtes le/la bienvenu.e sur cette carte!

Lisez bien la charte avant de vous inscrire, tout y est expliqué! https://herboristes.gogocarto.fr/ (onglet “charte”)

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Rejoignez la dynamique collective pour rendre plus visible et accessible l’herboristerie de qualité! Vous connaissez d’autres professionnel·le·s? Transmettez-leur ce mail pour qu’ils s’inscrivent aussi!  herboristerie.engagee@gmail.com

Tribune REPORTERRE «Écologistes : l’épuration qui vient»

Crédit photo © Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Journaliste, Nicolas Legendre a reçu en 2023 le prix Albert Londres pour son livre Silence dans les champs (éd. Arthaud), résultat de sept ans d’enquête sur l’agro-industrie bretonne. Il signe ici une tribune sur le contexte politique tendu qui tend à désigner les écologistes comme bouc émissaire.

La désignation de plus en plus forte des écologistes comme ennemis de l’agriculture et de la nation française préfigure une potentielle épuration, prévient le journaliste Nicolas Legendre dans cette tribune.

Voilà des mois que le contexte politique, en particulier le champ de bataille que sont devenues l’agriculture et l’écologie, me hante. Pour ne pas rester sans rien faire, j’ai écrit un texte qui, je l’espère, contribuera à éclairer les dynamiques fétides actuellement à l’œuvre.

En octobre dernier, un couple d’éleveurs bretons m’a raconté comment leur fille adolescente, durant ses études agricoles, a été moquée et dénigrée par des camarades de classe. Parce que ses parents sont des « bios », elle était, aux yeux de quelques-uns, la « sale pute d’écolo » (sic).

Le 8 décembre, la ministre de l’Agriculture française a déclaré dans un discours : « Nous devons lutter contre les tentations de la décroissance portées par quelques thuriféraires du décadentisme.[…] Chaque fois que je dis ces deux mots, “produire plus” il y a toujours quelqu’un pour me dire “ah le productivisme, ah la malbouffe”. C’est une trahison de la nation que cette malhonnêteté intellectuelle là. »

« Nous devons leur faire la peau »

Le 19 novembre, le nouveau président de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole français, déclarait publiquement : « Les écolos, la décroissance veulent nous crever, nous devons leur faire la peau. »

En mars 2025, une vidéo « humoristique » était diffusée lors de l’assemblée générale des Jeunes agriculteurs de la Manche, syndicat affilié à la FNSEA, en présence du préfet de département. On pouvait y voir un agriculteur excédé par la visite dans sa ferme d’un agent de l’« Office du complot de la biodiversité ». Le fonctionnaire finissait assassiné à coup de pelle et enterré à la hâte.

Je pourrais multiplier les exemples. Pour certains, en France, les « écologistes » sont devenus des ennemis à abattre. Non pas seulement des adversaires politiques, mais des ennemis. Que l’on compare aux pires dictateurs sanguinaires (talibans, ayatollahs, khmers). À qui l’on peut promettre la mort sans que cela déclenche l’activation de quelque cellule gouvernementale.

C’est ainsi que commencent les épurations — j’assume ce mot. C’est ainsi, du moins, que les épurations ont commencé, dans d’autres contextes.

>Lire la Tribune ICI

COMMUNIQUE DE PRESSE: Alerte sur la forêt et sur la filière bois !

LE RÉSEAU FORET LIMOUSINE, LE COLLECTIF FORÊTS VIVANTES PYRÉNÉES et L’ASSOCIATION SOS FORET DORDOGNE INTERPELLENT LA MINISTRE DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

Le Réseau Forêt Limousine (RFL), créé en janvier 2024 et fort désormais de l’expertise
d’une quarantaine d’associations, collectifs, syndicats, groupements forestiers œuvrant
pour la défense de la forêt limousine, le collectif Forêts Vivantes Pyrénées (FVP), né en
octobre 2023 et regroupant à présent un peu plus de 70 associations et l’association
SOS Forêt Dordogne viennent d’interpeler Mme Barbut, ministre de la Transition
écologique, de la Biodiversité et des négociations internationales sur le climat et la
nature, afin de la rencontrer.

Le RFL, FVP et SOS Forêt Dordogne souhaitent être associés à l’élaboration d’une
politique publique nationale et régionale sur la forêt véritablement concertée alors que
le Schéma régional de gestion sylvicole de Nouvelle-Aquitaine (SRGS) est en ce
moment même sur le bureau de la la ministre de la transition écologique.

Le RFL, FVP et SOS forêt Dordogne rappellent que : la forêt est un écosystème central
et primordial dans nos vies ; elle alimente les sources et les captages d’eau potable, elle
contribue au grand cycle de l’eau, elle régule les températures, le CO2 dans l’atmosphère, elle abrite de nombreuses espèces animales et végétales, elle protège les
sols, elle nous préserve des aléas climatiques, elle est indispensable à la lutte contre le
réchauffement climatique. Les forêts et la filière bois jouent donc un grand rôle dans la neutralité carbone que la France s’est engagée à atteindre en 2050.

Malgré cela, le RFL, FVP et SOS Forêt Dordogne constatent l’augmentation en
intensité et en surface des coupes rases qui dévastent les sols, la biodiversité et les
paysages. En particulier en Nouvelle- Aquitaine. Dans la Creuse, le flux du bois est
désormais négatif : la production biologique ne couvre plus la mortalité et les
prélèvements en hausse.

Le RFL, FVP et SOS Forêt Dordogne estiment qu’il y a urgence ! Il faut faire évoluer
les pratiques forestières en choisissant la diversification des essences et la sylviculture
mélangée à couvert continu (SMCC) pour une forêt riche, vivante permettant de
maintenir un tissu d’entreprises locales et artisanales créatrices d’emplois.
Nous demandons donc à être reçus par Mme Barbut Ministre de la Transition
Écologique, et à ce que nos propositions (texte joint) soient prises en compte dans
l’élaboration du SRGS-NA et l’évolution de la politique publique forestière
française.

Lire la lettre ouverte « Alerte sur la forêt » ICI

Contact : reseauforetlimousine@riseup.net

Consultation publique sur le loup, Donnez votre avis!

Projet d’arrêté définissant le statut de protection du loup (Canis lupus) et fixant les conditions et limites de sa destruction

Le projet d’arrêté soumis à consultation du public s’inscrit dans le cadre du reclassement du loup à la Convention de Berne le 06 décembre 2024 et à la Directive Habitats Faune Flore (DHFF) le 17 juin 2025. Ainsi, le loup ne relève plus de l’article 12 de la DHFF, définissant les mesures nécessaires pour instaurer un système de protection stricte, mais de l’article 14, listant les mesures de gestion possible pour que le prélèvement dans la nature de spécimens, ainsi que leur exploitation, soit compatible avec leur maintien dans un état de conservation favorable.

Ce changement d’annexe emporte deux conséquences majeures en matière de destruction. En effet, cela ouvre la possibilité de prélever des loups sans nécessairement démontrer l’épuisement d’autres solutions alternatives satisfaisantes au prélèvement ni le risque de dommages importants aux élevages. En revanche, l’article 14 de la DHFF dispose que les mesures de gestion mises en œuvre soient compatibles avec le maintien de l’espèce dans un état de conservation favorable.

Vous pouvez donnez votre avis

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