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Fête des plantes médicinales à Sarp (65)

L’Association Les Mauves Es’ Graines (association des élèves de l’antenne pyrénéenne de l’Ecole des Plantes Médicinales de Lyon) organise pour la cinquième année la Fête des Plantes Médicinales à Sarp (65).

Rendez-vous des amateurs de plantes médicinales, venez découvrir les stands d’une vingtaine d’exposants et des animations qui vous sont proposées tout au long de la journée.

Programme

Tout cela dans le cadre magique du village de Sarp en Barousse, un lieu en pleine nature qui accueille depuis plusieurs années l’association de sensibilisation aux plantes sauvages, comestibles et médicinales Serpettes et Chaudrons !

Lien vers l’événement Facebook : https://www.facebook.com/events/160413682048790/

La production et l’utilisation du chanvre : quel cadre juridique en France ?

Le développement récent de « coffee shops » proposant, pour un usage « bien-être », des produits dérivés du cannabis à base essentiellement de cannabidiol (CBD) aux propriétés relaxantes(produits de vapotage, cosmétiques, gélules…), ont conduit les autorités sanitaires à réaffirmer et clarifier la réglementation applicable, qui était jugée floue par certains acteurs.

Le code de la santé publique (article R. 5132-86) interdit toutes les opérations concernant le cannabis, autrement appelé chanvre, notamment sa production, sa mise sur le marché, sa détention et son emploi. Dès lors, tout produit contenant des composés actifs extraits de la plante – tels que le cannabidiol (CBD) ou encore les delta-9-tétrahydrocannabinol (THC) – est interdit sauf s’il entre dans le cadre d’une dérogation fixée par un arrêté du 22 août 1990, destinée à permettre l’utilisation du chanvre à des fins industrielles et commerciales, notamment dans l’industrie textile, dans les marchés du bâtiment, de la papeterie, des cosmétiques, de l’alimentation, etc.

Ainsi, la culture, l’importation, l’exportation comme l’utilisation à des fins industrielles et commerciales de certaines variétés de cannabis ou de chanvre ne sont autorisées que sous trois conditions cumulatives :

  • les variétés de chanvre autorisées sont listées par l’arrêté précité ;
  • seules les graines et les fibres peuvent être utilisées (à l’exception des fleurs ou des feuilles) ;
  • la plante doit avoir une teneur inférieure à 0,2 % en THC ; ce taux n’est pas un seuil de présence dans le produit fini mais dans la plante elle-même. La présence de THC (classé comme stupéfiant) dans les produits finis, quel que soit son taux, est interdite.

En outre, aucune vertu thérapeutique ne peut être revendiquée (ce qui classerait les produits au titre de médicaments). Enfin, toute publicité entretenant une confusion entre le cannabis et le CBD, considérée comme faisant ainsi la promotion du cannabis, est passible de sanction pénale.

Dans le domaine thérapeutique, le décret n° 2013-473 du 5 juin 2013 a permis la délivrance d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) à des médicaments contenant du cannabis ou ses dérivés. Un seul en a bénéficié à ce jour, en 2014 (le Sativex, spray destiné aux malades atteints de sclérose en plaques, en attente de commercialisation).

Source : senat.fr, Les plantes médicinales et l’herboristerie : à la croisée de savoirs ancestraux et d’enjeux d’avenir

Des nouvelles de la commission sénatoriale sur les plantes médicinales et l’herboristerie

La commission d’information sénatoriale « Développement de l’herboristerie », a fait récemment évolué le rapport déposé le 25 septembre 2018 par Joël Labbé : « Les plantes médicinales et l’herboristerie : à la croisée de savoirs ancestraux et d’enjeux d’avenir ». La commission y pose « des limites à réinterroger », mises à jour qui vont plutôt dans le bon sens pour les producteurs de PPAM en vente direct et les paysans herboristes.

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Huiles essentielles et hydrolats au temps du corona virus

Communiqué de presse des producteur-trices, distillateurs-trices du syndicat SIMPLES

Depuis le début de la crise du corona virus, nous observons diverses recommandations et témoignages liés à l’opportunité ou pas d’utiliser des huiles essentielles pour garder toutes les chances de notre côté face aux risques de contamination. (…) Par une grande expérience pratique et par la vente directe (plus de 30 ans pour certains d’entre nous), nous avons acquis une certaine maîtrise dans ce domaine et tenons à faire part de notre avis sur les points suivants

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L’expansion du modèle technico-économique agro-industriel est négative pour l’environnement et la société au niveau mondial

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas un écologiste enflammé ou un chantre de l’effondrement qui le dit, ce sont quinze éminents membres de la vénérable Académie d’agriculture de France , crée en 1761 afin de contribuer à éclairer les citoyens et les décideurs à préparer ou à accompagner les évolutions de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement.  
Ils plaident enfin pour l’évolution de l’agriculture que nous incarnons depuis tant d’années : « des productions agricoles végétales, animales et la forêt dans le cadre d’un écosystème local, la diversification des espèces cultivées et élevées contribuant à la résilience de l’agroéco-système et à la réduction des intrants ; entre matières premières et transformation agroalimentaire par la formation de réseaux contractuels, favorables au partage de la valeur et à l’innovation; entre producteurs et consommateurs par des circuits courts de commercialisation » 

Espérons que leur appel soit entendu par le plus grand nombre. Relayez-le, , donnez lui l’écho qu’il mérite. 

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Aux amis des plantes médicinales

Traditionnellement, notamment en temps de guerre et pénurie, et ceci bien avant la sécurité sociale, pour préserver ou retrouver sa santé, la population avait l’habitude de commencer par chercher les solutions locales, essentiellement les plantes.  

Face à la situation actuelle de crise voire « de guerre », d’après les termes du Président de la République, nous vous invitons à regarder comment en tant que citoyen.ne.s responsables nous pouvons faire notre part pour nous protéger et protéger les autres.

LE RESPECT DES CONSIGNES OFFICIELLES ACTUELLES DE CONFINEMENT EST BIEN SUR LA BASE DE CE QUE NOUS DEVONS APPLIQUER ET RESPECTER.

          Il existe autour de vous des producteurs de plantes en vente directe qui produisent des plantes médicinales de qualité. Ils n’ont pas la prétention d’avoir « la » ou une solution face à l’épidémie de coronavirus, des spécialistes travaillent sur la question.  

            Essayer de rester en bonne santé peut s’envisager avec les plantes, mais pas n’importe comment, ni avec n’importe quoi

Comme depuis toujours, les plantes sont là pour nous aider, et nous pensons qu’elles peuvent être utiles pour se prendre en main en amont et prendre ses propres responsabilités, y compris dans cette crise inédite et exceptionnelle, où les professionnels de santé sont dans une situation de surpression extrême, voire de saturation. Nous leur exprimons tout notre soutien dans cette situation critique où ils sont en première ligne. Le système de santé dont nous bénéficions dans notre pays nous permet dans des conditions normales d’avoir accès à des moyens hospitaliers quand cela est nécessaire et c’est une chance.

Ils ne pourront vraisemblablement plus accompagner au mieux les petits maux bénins du quotidien, surtout dans les zones rurales et des périphéries urbaines populaires qui sont souvent devenues de véritables « déserts médicaux ». 

            Quelques moyens simples et sûrs peuvent être mis en œuvre aujourd’hui pour se préparer son organisme à affronter une éventuelle contamination, à lui donner les moyens de mieux se défendre si l’infection avait lieu, afin d’en limiter les complications et l’intensité.

            N’hésitez pas à faire appel aux producteurs, paysan.ne.s herboristes qui connaissent bien leurs plantes et leurs usages traditionnels

            C’est dans un esprit de civisme responsable que nous souhaitons partager avec vous ces réflexions et propositions.

            Bien évidemment, nous ne prétendons aucunement nous substituer aux professionnels de santé actuels, il s’agit simplement de participer à notre échelle à la protection de nos semblables.

Des plantes traditionnellement reconnues peuvent être consommées EN QUANTITÉ LIMITÉE ET RAISONNABLE, sans exagérer les quantités habituelles, sur une période de quelques semaines. 

CE SONT QUELQUES EXEMPLES, RESTEZ RAISONNABLES, ÉVITEZ DE TOUT MÉLANGER, NE SURDOSEZ PAS, CELA NE SERVIRAIT A RIEN, BIEN AU CONTRAIRE.

EN EFFET, UNE SUR-STIMULATION DU SYSTÈME IMMUNITAIRE, BRUTALE ET INHABITUELLE PEUT EXERCER UN EFFET TOTALEMENT CONTRAIRE ET NÉFASTE, SURTOUT EN CAS DE SITUATION QUI NECESSITERAIT UNE RÉANIMATION. 

NE TRANSPOSEZ PAS LES PROPRIÉTÉS D’UNE PLANTE EN TISANE AVEC LA MÊME PLANTE EN HUILE ESSENTIELLE. ELLE PEUT ÊTRE TRÈS ÉLOIGNÉE EN TERMES D’USAGE ET DE TOLÉRANCE

RESTEZ CRITIQUES ET PRUDENT.E.S PAR RAPPORTS AUX FORMULATIONS MIRACLES, NOTAMMENT A BASE DE PRODUITS NATURELS QUI PEUVENT ÊTRE VEHICULEES, NOTAMMENT SUR INTERNET.

Le cynorrhodon le « fruit » de l’églantier (Rosa canina s.l.) est extrêmement riche en vitamine C, un composé important dans le fonctionnement des défenses naturelles de notre organisme. On le prépare en infusion de 15 mn à température inférieure à 70° C à raison de 4 ou 5 « fruits » par bol, pas plus. 

La tisane de sommité fleurie d’aigremoine (Agrimonia eupatoria), ou de racine de grande aunée (Inula helenium) pourront également apporter une aide au bon fonctionnement du système respiratoire

Le bourgeon de pin (Pinus sylvestris), la sommité fleurie d’hysope (Hyssopus officinalis), de lierre terrestre (Glechoma hederacea), la feuille de plantain lancéolé (Plantago lanceolata), la feuille d’eucalyptus globuleux (Eucalyptus globulus) sont traditionnellement utilisées pour faciliter la respiration et l’expectoration lorsque les bronches sont encombrées. Une pincée par tasse de 20 cl d’eau bouillante laissée 10 mn à infuser à raison de 3 ou 4 tasses par jour. 

Enfin la tisane de feuille de mélisse (Melissa officinalis) sans danger ni contre-indication, à raison d’une pincée par tasse d’eau frémissante deux ou trois fois par jour, (ou bien quelques feuilles de mélisse ajoutées aux exemples de tisanes précédentes) peut nous aider à gérer le stress qui nous atteint toutes et tous.

Nous vous donnons volontairement ces quelques exemples pour que vous puissiez vous orienter vers des ressources locales. 

SI VOUS AVEZ DES SYMPTÔMES IMPORTANTS, IL FAUT BIEN SUR APPELER LE 15

Le plantain, le bourgeon de pin, le lierre terrestre sont des plantes assez souvent communes et pour lesquelles il n’y a pas de confusion probable.

Les sites suivants permettent d’identifier ces plantes et de savoirs si elles sont éventuellement rares ou protégées dans votre région (www.tela-botanica.org, www.florealpes.com )

Toutefois, prenez votre temps, essayez de faire valider vos cueillettes éventuelles par un producteur-herboriste (envoyez des photos) il ou elle vous dira si oui ou non vous pouvez consommer en sécurité. En cas de doute abstenez-vous.

Prenez soin de vous et des autres,

Au plaisir de vous revoir sur les marchés et dans nos fermes, si toutefois nous arrivons à survivre aux difficultés économiques qui se profilent.

Merci de soutenir tous les petits producteurs locaux qui sont gage de qualité et de résilience des territoires

Echanges entre SIMPLES et la Guilde des herboristes québécois

Thierry Thévenin a rencontré Caroline Gagnon lors du passage de cette dernière en France.
Une belle rencontre que nous vous partageons.

Message de Thierry Thévenin aux cousins herboristes québécois

Échange entre Thierry Thévenin, paysan herboriste Français et Caroline Gagnon, lors du passage de Caroline en France au printemps 2019.

Publiée par La Guilde des herboristes sur Mardi 5 novembre 2019

L’agriculture biologique face aux éléphants

L’Association Minga a publié un texte de réflexion sur l’évolution de l’agriculture biologique en préparation du congrès mondial de la bio 2020.

« C’est en s’appuyant sur des arguments écologiques liés au réchauffement climatique et à l’érosion de la biodiversité que les grands conglomérats de l’agro-industrie font désormais pression sur la Commission européenne pour réviser par le bas la directive OGM et permettre le développement des biotechnologies (New Breeding Techniques).
Dans ces circonstances, ne pas associer à la lutte contre les OGM une forte mobilisation pour promouvoir des variétés reproductibles et libres de droits, c’est comme refuser de ré-éprouver l’élan qui avait conduit les pionniers de la bio à penser une agriculture porteuse d’un projet de société en réaction aux boucheries de la première guerre mondiale. »

Lire la suite : http://www.minga.net/contribution-au-congres-mondial-de-la-bio-2020/