Lettre de soutien aux agriculteurs consécutive à l’arrestation des porte-paroles de la Confédération paysanne

La défiance, le mépris et les intimidations à l’encontre des agriculteurs, des associations et syndicats qui œuvrent pour le bien commun ont assez duré.

Le traité de libre-échange du Mercosur et la gestion catastrophique de la dermatose nodulaire sont l’arbre qui cache la forêt. La goutte d’eau qui fait déborder le vase. Cela fait des années que l’agriculture française est sous perfusion et que nos cultures servent le plus souvent à nourrir une industrie agroalimentaire mondialisée ou à fournir la matière première des biocarburants, au lieu de nourrir notre population et notre propre bétail.

L’année 2025 a atteint un niveau de mesures surréalistes avec la volonté de suspendre L’Office National de la Biodiversité et l’Agence bio, le gel des formations financées par VIVEA pour les deux derniers mois de l’année, la déréglementation des NGT en cours, sans oublier la loi Duplomb.

Mais les Français ne sont pas dupes et l’ont bien montré avec leur soutien contre la loi Duplomb, ainsi que ce jeudi avec 79% d’entre eux qui soutiennent le mouvement de contestation des paysannes et paysans.

Car oui, cette « guerre » comme se plaît à la qualifier le président, est surtout psychologique et idéologique.

Ces décisions vont à l’encontre de la décision du peuple et des rapports (GIEC) ou des études de l’OMS, de l’INRAE.

Les bureaucrates et industriels feraient bien de redescendre de leur tour d’ivoire pour se rendre compte que le terreau est encore bien fertile, que les graines de la justice sociale sont en train de germer et qu’elles refuseront de continuer à nourrir des idéaux et modèles destructeurs du vivant.

C’est pourtant SIMPLES à comprendre !

Nous, agricultrices et agriculteurs réunis au sein du Syndicat SIMPLES, soutenons le mouvement de contestation agricole en cours pour que :

– l’agriculture permette à toutes les paysannes et tous les paysans de vivre dignement de leur travail

– L’État français, au sein de et avec la Communauté européenne, reconsidère ce qui constitue le socle fondamental et viscéral de la souveraineté alimentaire française et de la dynamique stratégique des territoires de notre pays.

Le conseil d’administration du syndicat SIMPLES