L’ADEME menacée : Appel à mobilisation 

CONTEXTE Le Projet de loi pour renforcer l’État local prévoit dans son article 7 une mise sous tutelle des personnels des antennes régionales ADEME auprès des DREAL.Cette mise à disposition des salariés se fait sans leur consentement, pour 3ans.Une menace directe d’affaiblissement de l’ADEME en région.Ce projet de loi a été déposé au Sénat le 20 mai. Il a reçu de nombreuses réserves notamment de la part : – Du Conseil d’Etat, qui questionne la légalité de la démarche ; – Du Conseil d’Administration de l’ADEME a voté son opposition lors d’une session extraordinaire ; affirmant un risque de perte d’efficacité et d’expertise. – d’une tribune parue dans le Nouvel Obs, signée par plus de 250 personnalités et organisation, dont Réseau Haies France.
L’ADEME est un acteur clé pour le développement de la haie, de sa gestion et sa valorisation durables. Elle a besoin d’être renforcée, et non remise en cause, pour accélérer la transition écologique. 

Rappel important : il ne s’agit pas, par cette mobilisation, de remettre en cause le rôle des DREAL, qui constituent des acteurs clés dans la mise en œuvre territoriale des politiques environnementales, notamment en matière de haies. Néanmoins, les missions de l’ADEME et des DREAL sont distinctes. La première accompagne et soutient des projets émergents en faveur de la transition (rôle d’ingénierie), tandis que les secondes veillent à l’application des réglementations. 

Le texte sera discuté prochainement au Parlement. Il est encore temps d’agir !

👉 Réseau Haies France vous propose un « mail type aux parlementaires « pour soutenir la pérennité des antennes régionales de l’ADEME.

>Écrivez aux Parlementaires de votre circonscription pour leur faire part expliquer vos actions avec l’ADEME et / ou de votre soutien à l’Agence.  ?

C’EST TOUJOURS NON AUX OGM,NI DANS LES CHAMPS,NI DANS LES ASSIETTES !

APPEL À RASSEMBLEMENT, DEVANT LE PARLEMENT EUROPÉEN À STRASBOURG, MARDI 16 JUIN 2026 dès 8h.

Depuis l’arrêt de la Cour de Justice européenne en 2018, les institutions européennes, avec l’appui des multinationales de l’agro-industrie travaillent sur un projet visant à déréglementer les OGM issus des nouvelles techniques de modification génétique qu’ils appellent NTG (Nouvelles Techniques Génomiques / NGT en anglais). Le choix de nommer ces nouveaux OGM : NTG, n’est pas anodin. En occultant le sigle OGM (Organisme Génétiquement Modifié) on fait « disparaître » l’OGM lui- même et on cherche à donner une fausse respectabilité à ces organismes !
Or ces OGM-NTG sont bel et bien des OGM puisqu’il y a modification génétique qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication ou recombinaison naturelle, telle que définie au niveau européen.
La déréglementation de ces OGM-NTG imposerait de les considérer comme équivalents des organismes existant naturellement ou obtenus par sélection conventionnelle, et ce, sur des critères dits scientifiques mais qui ne le sont pas !
Ces OGM issus des nouvelles techniques génomiques seraient, in fine, brevetables ce qui est incohérent et contradictoire, vu la prétendue équivalence avec les organismes naturels, ceux-ci n’étant pas brevetables !
Cette équivalence proclamée entraînerait l’absence d’évaluation, de traçabilité et d’étiquetage. Les filières non OGM et / ou bio devront mettre en place des modalités coûteuses pour se protéger. Les semences paysannes et conventionnelles pourraient être privatisées par le brevetage des gènes naturels et les paysans, dont les champs auront été contaminés par ces OGM issus des NTG, seraient condamnés à payer des royalties aux entreprises multinationales dominant ce marché. Leurs droits sur les semences seraient donc foulés aux pieds ! Le principe de précaution ne serait plus appliqué et le droit des peuples à une alimentation non OGM, bafoué.
Les conséquences sur tous les écosystèmes seraient irréversibles créant des déséquilibres et une perte accrue de la biodiversité.
Cerise sur le gâteau : les états membres seraient obligés d’appliquer à la lettre ce règlement.
L’agro-industrie n’a pas autorité à écrire la législation européenne !
Le Parlement européen est en plénière du 15 juin 17h au 18 juin 16h.
Les eurodéputé-es doivent voter mercredi 17 juin
Cette déréglementation est une imposture !
Le collectif des Faucheuses et Faucheurs Volontaires d’OGM s’oppose à cette
déréglementation et appelle à un rassemblement massif, avec de nombreuses autres
organisations, devant le Parlement européen à Strasbourg, mardi 16 juin 8h !
Les OGM c’est NON, NON et toujours NON !
https://faucheurs-volontaires.fr

PROCÈS sur les pratiques de contrôles abusifs pour le RSA dans le Finistère

Communiqué de presse

 La Confédération paysanne du Finistère se constitue partie civile au procès contre les pratiques de contrôle du Conseil départemental du Finistère.  
Pour la défense des droits et de la dignité des paysans et paysannes, rendez-vous le 15 juin !

La Confédération paysanne du Finistère annonce qu’elle se portera partie civile lors du procès qui se tiendra le 15 juin au tribunal correctionnel de Brest concernant les pratiques de contrôle du RSA mises en œuvre par le Conseil départemental du Finistère à l’encontre d’allocataires, dont notamment des paysans et paysannes. Le syndicat appelle à un rassemblement de soutien devant le tribunal de Brest (32 rue Denver) à partir de 12h !

Depuis plusieurs mois, l’UDSEA – Confédération paysanne du Finistère accompagne des agriculteurs bénéficiaires du RSA confrontés aux contrôles administratifs menés par le Conseil départemental du Finistère, sous la présidence de M. De Calan. 

Au printemps 2025, le travail syndical a notamment permis de mettre en lumière l’erreur juridique commise par le Département dans la prise en compte du crédit d’impôt en faveur de l’agriculture biologique, erreur finalement reconnue par le Conseil départemental. A la fin de l’année 2025, la Confédération paysanne avait alerté le président du Conseil départemental sur les demandes adressées aux exploitants agricoles allocataires du RSA, notamment concernant la transmission de documents relevant de la gestion de leur entreprise. Nous estimons que le Conseil départemental a fait le choix de suspendre des droits au RSA plutôt que de se renseigner au préalable sur la réalité du cadre juridique applicable.

La Confédération paysanne du Finistère ne remet pas en question le principe du contrôle mais dénonce le caractère systématique, excessif et insuffisamment motivé de ces contrôles.

Nous considérons que ces pratiques sont de nature à porter atteinte à l’intérêt collectif de la profession agricole en :
    • assimilant la précarité économique des paysan·nes à une présomption de fraude ;
    • méconnaissant les spécificités des revenus agricoles et des régimes fiscaux applicables aux exploitations ;
    • imposant aux allocataires une charge administrative disproportionnée ;
    • fragilisant l’accès effectif au RSA ;
    • décourageant certains agriculteurs et agricultrices de faire valoir leurs droits sociaux ;
    • portant atteinte à leur dignité professionnelle.

Pour ces raisons, la Confédération paysanne du Finistère se constitue partie civile dans le procès et intervient dans le cadre strict de son objet statutaire, afin de faire reconnaître et de réparer un préjudice collectif propre, distinct de ceux subis à titre personnel par les agriculteurs et agricultrices directement concernés.

Nous rappelons que le recours au RSA par un·e agriculteur·ice n’est pas le signe d’une inactivité économique, ni d’un manque de compétences ou d’une mauvaise gestion. Des aléas climatiques, des crises sanitaires ou des conjonctures économiques défavorables peuvent conduire n’importe quel·le agriculteur·ice à solliciter le revenu de solidarité active occasionnellement afin de disposer du temps nécessaire pour redresser la situation de son exploitation. Ce recours doit rester une réponse ponctuelle à des difficultés conjoncturelles et ne saurait constituer une solution à des problèmes structurels de revenu sur les fermes.

Ce procès met en lumière une réalité plus large : celle de revenus agricoles insuffisants ne permettant pas aux paysannes et paysans de vivre dignement de leur travail. C’est pourquoi la Confédération paysanne se bat, depuis de nombreuses années, pour défendre des prix rémunérateurs garantissant un revenu juste aux producteurs et productrices. La Confédération paysanne revendique notamment une Politique agricole commune garantissant réellement le revenu des agriculteurs et agricultrices. Après des décennies de démantèlement des outils de régulation, il est urgent de reconstruire une politique agricole européenne capable d’agir sur les marchés, les volumes de production et les prix.  

Le 15 juin, la Confédération paysanne sera présente au tribunal correctionnel de Brest pour défendre les droits et la dignité des agriculteurs et agricultrices allocataires du RSA !

Nouvelle de l’Atelier Paysan : Élargissons le mouvement

L’information vous est sûrement parvenue : la société coopérative l’Atelier Paysan a été placée en liquidation judiciaire le 21 avril dernier.  Suite à cette nouvelle, deux associations Communs Paysans et Soudons, fermes! porteront à leur tour le projet Atelier Paysan, et publient un appel à rejoindre le mouvement :

  » Nous, paysannes, paysans, salariées et salariés agricoles, soutiens citoyens, organisations de promotion et de développement de l’agroécologie, tous et toutes réunies au sein de l’association Communs Paysans, nous, essaims de l’Atelier Paysan ancrés dans les territoires et rassemblés dans l’association Soudons, fermes !, affirmons que la liquidation de la coopérative ne mettra pas fin au projet politique et technique de l’Atelier Paysan.

Dès aujourd’hui, nous prenons la responsabilité de préserver les ressources et savoirs que l’Atelier Paysan a rassemblés et de les protéger de toute appropriation commerciale. Nous nous engageons à poursuivre leur développement, à en renforcer la diffusion et à faire vivre, sur nos territoires, les dynamiques collectives qui les ont rendus possibles.

Nous poursuivrons le combat contre les dépendances techniques et économiques imposées aux fermes et leurs effets désastreux pour le monde paysan. Nous dénoncerons sans relâche les offensives de l’agro-industrie contre l’agriculture paysanne et le droit à une alimentation choisie.

Nous continuerons à recenser les savoir-faire techniques, à les faire circuler de ferme en ferme et à accompagner les paysannes et les paysans dans l’autoconstruction de leurs outils. Partout, nous diffuserons notre projet de transformation sociale pour parvenir, un jour, à reprendre la terre aux machines.

Nous appelons aujourd’hui toutes celles et ceux qui refusent l’effacement de l’Atelier Paysan à nous rejoindre pour reconstruire un mouvement puissant en faveur de l’autonomie technique agricole.

Nous déclarons que ce mouvement s’appelle et continuera de s’appeler « l’Atelier Paysan ». Nous en reprenons les visuels et les canaux de communication pour en poursuivre et amplifier la portée. Parce que l’Atelier Paysan dépasse la structure qui l’a porté, nous affirmons qu’il appartient à celles et ceux qui le font vivre.

Toutes et tous, nous sommes l’Atelier Paysan !    « 

Le site internet continue d’être un centre de ressources où les publications du mouvement Atelier Paysan restent disponibles et seront enrichies.

> Rejoignez le mouvement 

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